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Physiologie-Physiopathologie

Publié le  Lecture 12 mins

Ferritine, surcharge en fer et insulinorésistance - Quels sont les bénéfices métaboliques des saignées ?

F. BONNET, Service d’endocrinologie-diabétologie, hôpital Sud, Rennes

On observe fréquemment en pratique clinique l’association d’une hyperferritinémie modérée (définie par une concentration plasmatique entre 300 et 1 000 μg/l) à des altérations métaboliques et/ou un état d’insulinorésistance. L’hépatosidérose dysmétabolique (HSD) se définit comme une surcharge en fer inexpliquée chez un patient présentant par ailleurs une ou plusieurs anomalies métaboliques. Sa prévalence est de l’ordre de 1 à 2 % dans les populations européennes. 
L’HSD concerne surtout l’homme de la cinquantaine. Elle se traduit par une hyperferritinémie à saturation de la transferrine le plus souvent normale et s’associe dans 50 % des cas à une stéatohépatite et dans 12 % des cas à une fibrose hépatique sévère. Le diagnostic nécessite une preuve directe de l’excès de fer par IRM, saignées, voire biopsie hépatique. Ses causes demeurent incertaines, mais sa présence pourrait être associée à un risque de majoration de l’insulinorésistance et à un risque accru de complications vitales, notamment cancéreuses. Pour ces raisons, une déplétion martiale est souvent engagée.  

Étiologies L’augmentation de la concentration plasmatique de la ferritine évoque en premier lieu l’hémochromatose, dont le risque de diabète secondaire est connu depuis de nombreuses décennies. L’intérêt des saignées dans cette affection est bien établi et celles-ci sont à présent initiées...

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