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Études

Publié le  Lecture 12 mins

Études nutritionnelles - Entre pistes sérieuses et argumentum ad absurdum

Louis MONNIER*, Jean-Louis SCHLIENGER**, Claude COLETTE*, *Institut universitaire de recherche clinique, université de Montpellier **Université de Strasbourg

Les études d’épidémiologie et d’interventions nutritionnelles ont été à la base de la nutrition moderne. Les premières servent d’alerte pour détecter les facteurs nutritionnels ou alimentaires qui peuvent jouer un rôle bénéfique ou délétère en termes de santé. Les secondes fournissent théoriquement des preuves à inscrire dans le cadre plus large de l’« evidence-based medicine ». Plusieurs études ou revues récentes(1-3) ont montré ou rappelé que des groupes alimentaires(1), dont certains sont dominants dans le régime dit méditerranéen(2,3), exercent un effet bénéfique sur la mortalité globale et le risque d’événements cardiovasculaires. Les consommations de céréales complètes, de légumes frais, de fruits, de fruits secs oléagineux, de légumineuses et de poissons sont associées à une diminution de la mortalité(1). En revanche, les consommations d’œufs, de viandes rouges ou transformées et de boissons sucrées sont associées à une augmentation du risque de décès quelle qu’en soit la cause(1).

Une synthèse des résultats exprimés en réduction ou augmentation du risque relatif (RR) de décès est fournie sur la figure 1. Par exemple, la consommation d’une portion de légumineuses (100 g une fois par jour) diminuerait de 10 % le risque de décès (risque relatif ou RR = 0,90) tandis que la...

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