Les perturbateurs endocriniens environnementaux : de nouveaux obésogènes, de nouveaux diabétogènes ?
L’obésité, définie par un indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg/m2, est considérée aujourd’hui comme un problème de santé publique préoccupant aussi bien par la gravité de ses conséquences que par sa prévalence en constante augmentation. Cette prévalence a augmenté de façon telle au cours des trois dernières décennies – aussi bien dans les pays industrialisés riches, comme les États-Unis où, en 2008, 60 % des adultes étaient considérés au moins en surpoids (IMC > 26), que dans des pays moins industrialisés, comme la Chine, le Moyen-Orient ou l’Australie, voire dans les pays en voie de développement, plus pauvres, où l’obésité malgré tout peut cœxister avec la sous-nutrition – que l’on parle, à son sujet, d’une véritable épidémie galopante. Les facteurs classiques de suralimentation et de sédentarité survenant sur un terrain génétique prédisposant, considérés à juste titre comme prépondérants, ne permettaient plus à eux seuls d’expliquer les données épidémiologiques, d’où la recherche de facteurs environnementaux.
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