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Nutrition

Publié le  Lecture 8 mins

Sucre et obésité : instruction d’un procès et verdict

J.-L. SCHLIENGER, Université de Strasbourg

L’extraordinaire augmentation de l’incidence de l’obésité qui a marqué les 4 dernières décennies dans les pays dits développés et qui frappe aujourd’hui les pays émergents ne manque pas d’interpeller soignants et politiques. À ce jour, plus de 300 millions de sujets ont dépassé le seuil de l’obésité (IMC = 30 kg/m2) dans le monde et pas moins de 15 % de nos concitoyens hexagonaux sont obèses et 32 % en surpoids(1). L’évolution haussière de l’obésité infantile est encore plus préoccupante et annonciatrice de lendemains qui déchantent. En effet, l’obésité responsable de comorbidités, d’une altération de la qualité de vie et d’une baisse de la productivité est à l’origine d’un surcoût médical et social inquiétant. Pour enrayer la marche en avant de cette maladie qui a été longtemps considérée comme une simple disgrâce, il importe d’identifier les causes afin d’agir de façon rationnelle et ciblée. Malheureusement, l’obésité est multifactorielle et résulte d’une interaction complexe entre la génétique, le métabolisme, l’environnement alimentaire et socio-culturel et le comportement. 

De nombreux travaux ont cherché à identifier les facteurs de risque modifiables et hiérarchiser les coupables putatifs. En bonne logique, en vertu de l’incontournable bilan comptable entre les entrées et les dépenses énergétiques, l’alimentation tient la vedette sur le banc des accusés. De...

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