La « dysglycémie résiduelle » : que faut-il en penser ?
Le diabète de type 2 (DT2) est une maladie évolutive caractérisée par une succession d’échecs thérapeutiques qui nécessitent à chaque étape des réajustements du traitement antidiabétique(1). L’échec thérapeutique est défini par un contrôle glycémique insuffisant dont l’évaluation est basée sur la détermination de l’HbA1c. Aujourd’hui, la plupart des organisations, qu’elles soient américaines (American Diabetes Association)(2), européennes (European Association for the Study of Diabetes)(1), internationales (International Diabetes Federation)(3) ou nationales (Haute Autorité de santé)(4) considèrent qu’un objectif raisonnable chez la majorité des diabétiques est de ramener le taux de l’HbA1c en dessous de 7 %. Toutefois, ce seuil peut être modulé en fonction de nombreux paramètres. En 2008, l’étude ACCORD(5) a montré qu’un traitement trop intensif dans le DT2 est associé à une augmentation de la fréquence des hypoglycémies et de l’incidence des décès par accidents cardiovasculaires. À ce jour, la relation de cause à effet entre épisodes hypoglycémiques et événements cardiovasculaires n’est pas clairement établie. Le débat est toujours d’actualité.
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