Hyperinsulinisme et pathologie cutanée : une relation trop méconnue
Partie apparente de l’être, la peau est une vitrine séméiologique qui témoigne tout à la fois des agressions et (micro-)traumatismes que lui assène l’environnement en permanence et, de façon plus inattendue, du statut métabolique et hormonal d’un individu. Tout un chacun sait que l’aspect (pigmentation, texture, intégrité de surface) et la fonction (hydratation, élasticité, sudation, production de sébum, métabolisme) de la peau peuvent être altérés par des processus systémiques comme par exemple l’allergie, les maladies auto-immunes, l’inflammation. En revanche, l’impact des désordres métaboliques sur la peau est moins connu, hormis les situations caricaturales que sont les carences prolongées en protéines ou en micronutriments (vitamines, oligoéléments) et l’expression de maladies endocriniennes caractérisées — hypercorticisme, hypothyroïdie, acromégalie — ou de certaines dyslipidémies se manifestant par des dépôts.
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