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Hépato-gastro

Publié le  Lecture 15 mins

Dépistage et traitement de la NASH : vraie préoccupation ou effet de mode ?

Lisa LUDWIG, Marie-Ange RIBEIL, Bruno GUERCI, service endocrinologie, diabétologie et nutrition & université de Lorraine, Hôpital Brabois adultes, CHRU de Nancy, Vandoeuvre-Lès-Nancy

La maladie du « foie gras » non alcoolique (en anglais : NAFLD, pour Non Alcoholic Fatty Liver Disease), est un terme utilisé pour décrire une accumulation de graisse dans le foie. La NAFLD couvre un spectre d’affections hépatiques allant de la stéatose simple à la stéato-hépatite (en anglais : NASH pour Non Alcoholic Steato-Hepatitis), jusqu’à la cirrhose (figure 1). La NAFLD est définie comme la présence de 5 % de stéatose, en l’absence de maladies hépatiques concomitantes telles que l’hépatite virale chronique, l’utilisation de médicaments qui induisent la stéatose tels que l’amiodarone ou le tamoxifène, et d’autres maladies chroniques du foie, telles qu’une hépatite auto-immune, une hémochromatose, une maladie de Wilson ou une consommation excessive d’alcool. Cliniquement, les patients avec une NAFLD ont tendance à être obèses, résistants à l’insuline et/ou avec un diabète de type 2, une dyslipidémie avec principalement une hypertriglycéridémie, et une hypertension, qui sont en outre des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires (MCV) (tableau 1).

Figure 1. Spectre lésionnel de la NAFLD/NASH. En fait, la prévalence de NAFLD chez les patients présentant les composants du syndrome métabolique est élevée. Par exemple, la NAFLD a été rapportée chez plus de 76 % des diabétiques de type 2, et plus de 90 % des personnes avec une obésité morbide et...

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