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Socio-professionnel

Publié le  Lecture 12 mins

Diabète et précarité : une association dangereuse

Bernard BAUDUCEAU et coll*, ancien chef du service d’endocrinologie, hôpital Bégin, Saint-Mandé

Bien que la France consacre un tiers de son PIB à la protection sociale, la pauvreté et la précarité ne sont pas en voie de régression dans notre pays. Ainsi, la pauvreté dont le seuil est fixé à 60 % du revenu médian s’élève à un taux alarmant de 14,1 % et plus de 2,5 millions de foyers sans ressources bénéficient du Revenu de solidarité active (RSA). Un grand nombre de personnes ont beaucoup de mal à payer leur loyer, leurs factures de gaz ou d’électricité, malgré le chèque énergie. Cependant, ces chiffres dépendent de la définition de la pauvreté. Quoi qu’il en soit, les difficultés financières conduisent à une grande fragilité des personnes et compliquent la prise en charge des maladies chroniques notamment du diabète. En effet, la gestion de la maladie peut apparaître secondaire au regard des nécessités du quotidien et aboutir à une négligence des soins. La précarité constitue donc un facteur aggravant du diabète et nécessite d’être bien analysée par les soignants afin d’améliorer la prise en charge des personnes diabétiques. Les mesures sociales à disposition doivent également être connues des professionnels de santé afin d’améliorer les parcours de soins des personnes précaires.

Définition de la précarité Deux définitions officielles sont habituellement citées. La première a été rédigée en 2002 par Joseph Wresinski et se décline comme l’absence d’une ou de plusieurs des sécurités notamment celle de l’emploi, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs...

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