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Métabolisme

Publié le  Lecture 16 mins

Les incrétines : du concept aux fonctions physiologiques

J. GIRARD, Institut Cochin, CNRS (UMR 8104), Inserm U567, Département endocrinologie, métabolisme et cancer, Paris


L’idée que certains facteurs produits par la muqueuse intestinale en réponse à l’absorption des aliments sont capables de provoquer la sécrétion de substances par le pancréas endocrine et de réduire la glycémie a été introduite au début des années 1900. Cependant, ce n’est qu’en 1960, après la mise au point par Yalow et Berson du dosage radio-immunologique d’insuline, que le concept « incrétine » s’est développé. Plusieurs études avaient montré que le glucose administré par voie orale est associé à une sécrétion d’insuline beaucoup plus élevée (+ 70 %) que la même quantité de glucose administrée par voie intraveineuse (figure 1). Le concept « incrétine » a ensuite été matérialisé par Creutzfeld en 1979 comme résultant de la sécrétion d’hormones (incrétines) par le tractus digestif en réponse à l’absorption des aliments. Les « incrétines » agissaient donc comme des amplificateurs du signal glucose1.

Figure 1. L’effet incrétine. Différence entre l’insulinémie en réponse au glucose administré par voie intraveineuse et par voie orale, pour des augmentations de glycémies identiques. La première hormone identifiée a été appelée « gastric inhibitory polypeptide » (GIP), en raison de sa capacité à...

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